Comment stabiliser la correction

1 Peut-on prévenir les problèmes de vue ?


Concernant les troubles de la vision et les maladies pouvant affecter celle-ci, les principaux facteurs de risque sont, d'une part, les prédispositions génétiques (myopie, hypermétropie, astigmatisme), et d'autre part l’âge (presbytie, dégénérescence maculaire liée à l’âge ou DMLA, cataracte…). Mais de nombreuses actions peuvent être entreprises pour réduire les facteurs de risque ou en freiner l’évolution. La plus importante, c’est de protéger ses yeux contre le soleil et ce dès le plus jeune âge. Les rayons ultraviolets (UV) de la lumière du soleil endommagent en effet la rétine et favorisent, à long terme, la survenue de la cataracte et de DMLA. Il faut également protéger ses yeux contre les traumatismes potentiels (notamment les éclats ou liquides corrosifs), quand on bricole, jardine ou manipule des produits dangereux. Enfin, pour réduire le risque de fatigue visuelle lorsqu’on travaille sur un écran, il est conseillé de faire des pauses toutes les heures pour porter son regard au loin (et forcer ainsi les yeux à varier leur niveau d’accommodation).


2 Quelles solutions pour ralentir l’évolution de la myopie ?


La myopie est le trouble visuel le plus fréquent. En France, elle touche 20,5 % des enfants et 37 % des adultes. Et sa prévalence connaît une évolution galopante. Depuis quelques années, il existe différents moyens de ralentir sa progression chez les enfants : on parle de « freination » de la myopie. Il s’agit par exemple de verres spécifiques qui, en agissant sur la vision centrale mais aussi périphérique, limitent la déformation de l’œil à l’origine de la myopie. Ils ralentiraient d’environ 60 % la vitesse d’évolution de ce trouble. Autre solution : des lentilles freinatrices de jour qui fonctionnent sur le même principe que les verres, ou bien des lentilles rigides à porter uniquement la nuit : celles-ci modifient la forme de l’œil et évitent au patient d’avoir à porter des verres correcteurs le lendemain (on parle d’orthokératologie). Enfin, plusieurs études ont montré que l’instillation chaque soir avant de dormir d’un collyre à base d’atropine, une substance qui bloque l’accommodation et dilate la pupille, a le pouvoir de freiner l’évolution de la myopie chez les enfants. C’est le seul traitement freinateur qui soit pris en charge par l’Assurance-maladie.

3 Existe-t-il des applis pour aider à prendre soin de sa vue ?

Même si passer du temps sur les écrans n’est pas recommandé, il existe aujourd’hui des applications très bien faites qui peuvent être utiles à la santé visuelle ! Il s’agit par exemple de GlassesOff, une appli mise au point par des chercheurs de l’université de Tel-Aviv (Israël) : grâce à un programme d’activités d’une dizaine de minutes par jour, elle permet de ralentir la progression de la presbytie.

 OdySight, développée par des chercheurs français, propose quant à elle des tests visuels et des jeux à visée thérapeutique pour dépister la DMLA et d’autres maladies de la rétine, et en suivre l’évolution chez les personnes atteintes (disponible uniquement sur prescription médicale, l’abonnement annuel de 265 euros étant intégralement pris en charge par l’Assurance-maladie).


Enfin, la Fédération des aveugles de France a développé l’appli EyeView qui simule les conséquences des principales maladies de l’œil (DMLA, glaucome, cataracte…) grâce à la réalité augmentée. De quoi mieux appréhender les difficultés vécues au quotidien par les personnes atteintes.